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Les Lundis de St Charles Programme 2003/2004
des soirées de 20 h 30 à 22 h 15 6 rue Charmenton (au dessus du domaine de la gare) à Annonay
| Eucharistie |
Des questions sur la vie, |
Approfondissement |
| * Je désire mieux comprendre
… Des soirées sont proposées |
* Je me pose des questions … … Des soirées sont proposées |
* J’ai envie d’approfondir ma foi … Des Soirées sont proposées |
| 15 décembre 2003 : On dit que Dieu est bon... alors pourquoi le mal ?... Dieu serait-il violent ? Avec le P. Claude Devès |
19 janvier 2004 : Luther peut-il encore dire quelque chose aux chrétiens d'aujourd'hui ? Avec le P. Henri Meissat |
23 février 2004 : Dieu exhausse-t-il nos prières ? Peut-on encore parler de la Providence ? Avec sœur Martine Gouryi |
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22 mars 2004 : Le pardon, idéal ou folie ? Peut-on célébrer la réconciliation ? Avec le P. Henri Meissat |
26 avril 2004 : Une figure de la région : Saint Irénée. Sa vie, son message Avec le P. Roustan |
17 mai 2004 : VaticanII : 40 ans après Avec le P. Roustan |
| 7 juin 2004 : Amour de soi... Amour des autres. Avec Jean-Pierre Despeisse |
Remontées des Lundis de St Charles
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Lundi de St Charles Événement essentiel de l’histoire de l’Église Catholique, c’était le 22e : il venait après Vatican I (1809-1870). Convoqué par le Pape Jean XXIII (successeur de Pie XII), il s’ouvrit en octobre 1962 en présence de 2540 Pères venus du monde entier. Après quatre sessions, il fut clôturé en décembre 1965 par le Pape Paul VI. C’est à un acteur et un témoin privilégié de l’Église de VIVIERS (et bien au-delà à Rome ou Jérusalem), le Père André ROUSTAN, que fut confiée la mission de le présenter en ce quarantième anniversaire. S’appuyant sur quatre tableaux distribués aux participants(1), il sut les guider avec la clarté d’un pédagogue de proximité que nuance aussi un humour détendant. D’abord, son architecture : quatre constitutions (Révélation, Liturgie, Église, Église dans le Monde), prolongées par huit décrets et trois déclarations. Puis, une analyse plus pointue d’un document central « Lumen Gentium », Constitution dogmatique sur l’Église, en huit chapitres qui en précisaient les principaux aspects dans un langage qu’on pouvait comprendre. Enfin, il énuméra les rencontres de l’après Concile qui en proposaient des relectures successives : dix synodes (en français, des carrefours) d’évêques, en annonçant pour octobre 2005 le onzième, à l’initiative de Jean-Paul II « l’Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l’Église ». Au fil de l’exposé, nous avons retenu quelques points forts : le Concile s’inscrit dans une dynamique de mission de paix et de justice, de service et non de pouvoir, avec une place privilégiée faite à Jésus et à Marie. En conclusion, le Père ROUSTAN, en forme d’envoi, nous invitait à nous poser deux questions : qu’avons-nous acquis du Concile ? Que peut-il encore nous apporter ici et maintenant ? car si dans les années soixante nous nous trouvions face au défi d’un athéisme militant, nous avons à relever aujourd’hui celui d’une indifférence religieuse rampante plus difficile à cerner. Pierre PREGNIARD (1) on peut se les procurer à la Maison Paroissiale |
Quatre religions… un seul Créateur
Une centaine de personnes a répondu à l'invitation de la soirée inter religieuse au théâtre.
Sur scène, 4 intervenants : un rabbin, un pasteur, un prêtre, un président d’une communauté musulmane remplaçant l’imam absent pour maladie. Pour les quatre religions, une base de dialogue : la parole de Dieu « Ecoute, vois et viens »
Trois thèmes abordés et trois temps pour poser des questions :
Qui fait quoi dans chaque religion ?
Chaque intervenant a précisé sa place
- Dans la religion Juive, des études doivent être faites pour être rabbin, celui-ci un rôle de chef spirituel et doit maintenir l’unité de la liturgie, celle-ci étant différente selon les communautés juives du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie… par exemple.
- Dans la religion musulmane est choisi celui qui a le plus de connaissance du Coran pour représenter la Communauté, il doit être un homme de piété, de devoir tous les jours de sa vie, le guide de la prière, de l’enseignement de la parole.
- Dans l’Eglise Réformée, le Conseil Presbytéral appelle le Pasteur, celui-ci doit faire bénéficier de sa formation, être disponible sur le plan spirituel et humain, il doit avoir un rôle de discernement. 15 à 20% de femmes sont pasteurs.
- Dans la religion catholique, le ministère du prêtre n’est pas seulement une tâche, mais un engagement personnel : il annonce la parole, préside les célébrations, il est un rassembleur de la communauté.
Un lieu de rassemblement
Pour chaque religion, que ce soit dans un temple, une synagogue, une mosquée, une église, c’est le lieu de la prière «même si Dieu n’a pas besoin de lieu pour la prière personnelle » Mais que ce soit à la Synagogue (maison de la réunion), à la mosquée (lieu d’enseignement du Coran), au temple (lieu de vie pour parler en liberté, lieu d’une histoire commune) ou à l’église (lieu de célébrations, d’écoute de la parole de Dieu, de rassemblement de plusieurs communautés), on a pu découvrir l’importance d’être ensemble aussi pour des temps d’échanges, de joies ou de souffrances.
L’engagement de tout fidèle
Dans chacune des communautés, désormais des missions sont confiées aux laïcs avec une exigence de formation, de reconnaissance, de soutien.
Diverses questions ont été posées sur le mariage : rabbin, imam doivent être mariés et avoir des enfants pour exercer leur ministère, le pasteur peut se marier, mais ce n’est pas obligatoire, le prêtre fait vœu de célibat.
Question sur le rôle de la purification dans l’Islam : geste plus visible que dans les autres religions.
Une dernière question : « Pourquoi a-t-on peur de l’autre alors qu’on ne le connaît pas ? » La conclusion des intervenants : « même si les chemins sont différents, Dieu nous rassemble pour diriger notre prière vers un unique Créateur, que ce soit en arabe, en hébreu, en anglais ou en français… j’ai peur de l’homme totalitaire, je n’ai pas peur de l’Islam qui est une religion tolérante… les religions sont là pour unir les hommes, la différence nous enrichit… paix aux hommes de bonne volonté ».
Ghislaine Parat.