Tourisme et Histoire

 

BOURG SAINT ANDEOL

Présentation :

8.000 habitants, ville touristique par excellence, elle a su garder son charme d'antan ; située près des grands axes de circulation ( de la Drôme aux Cévennes, de l'Ardèche à la Provence ) par la vallée du Rhône.

Un peu d'histoire :

La ville s'appelait autrefois " Bergoïata ", nom d'origine celtique qui rappelait sa position élevée sur un rocher dominant le Rhône. Ensuite au début de l'ère romaine, ce nom devint " Bergus " ou " Burgum " jusqu'au martyre d'Andéol, sous-diacre de l'église de Smyrne venu évangéliser la région et qui fut persécuté dans ses murs ; d'où le nom de Bourg Saint Andéol.

La cité subit l'invasion des barbares à partir du Ve siècle, puis retrouva une periode de paix sous l'administration des évêques de Viviers, devenus seigneurs de la ville pendant 250 ans, ils lui accordèrent bien des libertés municipales et des franchises. De nombreux témoignages de la longue histoire de Bourg Saint Andéol sont encore visibles dans la vieille ville :
- le Bas Relief du dieu Mithra ( IIIe siècle ) sculpté dans le rocher entre les 2 sources de Tourne ;
- la chapelle Saint Polycarpe ( IXe siecle ) ;
- l'église Saint Andéol ( XIIe siècle ) parachevée aux XVI et XVIIIe siècles, où l'on peut voir un sarcophage antique ;
- l'Hôtel Nicolay, construit en 1450, endommagé au bombardement d'août 1944 ;
- le Palais des Evêques ( XVIe siècle ) ;
- des fontaines ( Dona Vierna, aux ânes, les grandes et les petites fontaines, fontaines de Neptune, Saint Michel, etc. ) ;
- des hôtels particuliers : Doize, de Digoine, Bonot de Villevrain, Nicolas Girard ( XVIIIe siècle ).

A Bourg Saint Andéol, l'industrie est présente avec une fabrique de carreaux de grès cérame et de nombreuses petites entreprises diverses.

La ville met à la disposition des touristes de nombreux hôtels, restaurants, cafés et son commerce local est très achalandé.

L'agriculture diversifiée est surtout représentée par la vigne dont certains vins ont l'appellation contrôlée " Côtes du Rhône " ou " Côtes du Vivarais ".

La ville de Bourg Saint Andéol est jumelée avec Monschau, Allemagne Fédérale depuis 1975.


DES GORGES DE L'ARDECHE…

La route pittoresque des Gorges de l'Ardèche est un des plus beaux fleurons touristiques du Bas-Vivarais, abondamment pourvu en sites pittoresques, découvertes préhistoriques, archéologiques, spéléologiques, etc. ; elle fait avec la D4 de Bourg Saint Andéol à Vallon Pont d'Arc un circuit idéal sur lequel on note :

- Saint Remèze, son église et ses vieux châteaux du XIIe siècle, sa croix Gallicane, village du plateau qui s'ouvre, sur le canyon de l'Ardèche par une bretelle du belvédère du Serre de Tourre, sur le monde souterrain ( avens, grottes célèbres ) et sur des champs de lavande.

- Au-delà, on atteint Vallon. Le pont d'Arc et la grotte Chauvet ( non-accessible au public ) voici le hameau de Chames ; ensuite, la route conduit le touriste aux belvédères : panorama grandiose à l'entrée de la capricieuse Ardèche dans ses gorges sauvages et profondes où se cache au bas le château de Gaud. De la falaise abrupte se détache un rocher majestueux dont les fines aiguilles évoquent les flèches gothiques des cathédrales et donnent à ce paysage un caractère presque religieux. Aussi, le nom de cathédrale est-il donné à cette falaise. La " toupine de Gournier " est le paradis des campeurs et une halte appréciée des marcheurs. Sur ce parcours, on rencontre la maison de la réserve et la grotte de la Madeleine aux concrétions remarquables. Une autre bretelle permet de voir l'Aven Marzal, découvert par le pséléologue Martel ( 1892 ), autre fleuron de la France souterraine et son zoo préhistorique.

- Bidon avec ses musées : musée de la Vie, musée de l'Ardèche méridionale ( sorcellerie ) et le dolmen bien conservé de Champvermeil.

- Un autre tronçon conduit vers la grotte de Saint Marcel d'Ardèche, une des plus grandes d'Europe, et formée par une ancienne rivière souterraine. Ensuite, voici un éperon rocheux où s'élevait jadis le château de Dame Vierne ( bienfaitrice de Bourg Saint Andéol ), le " Ranc pointu " avant la sortie du plus grand méandre de la rivière, un site des plus grandioses. En se rapprochant de la plaine, Sauze se découvre avec sa plage ensoleillée, son plan d'eau aménagé pour la baignade, ses nombreuses villas, ses campings coquets et guinguette accueillantes. Là, s'arrêtent les Gorges de l'Ardèche.


... AUX RIVES DU RHONE

- Saint Martin d'Ardèche, paradis rêvé pour touristes, pêcheurs, baigneurs, campeurs, amateurs de canoë a une église XIIIe siècle et un château XVIe siècle " Le Bosquet ". En face sur l'autre rive se dresse le pittoresque village d'Aiguèze.

D'autres itinéraires aussi aboutissent à la route des Gorges de l'Ardèche :

- Saint Just d'Ardèche, d'origine romane, aux plages magnifiques bordées de guinguettes.

- Saint Marcel d'Ardèche, pays où naquit le Cardinal de Bernis, académicien, ministre et ambassadeur de Louis XVI ; son château dont les propriétaires actuels sont apparentés à la famille de France.

- Trignan avec son ancienne église romane de la Commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et son panorama du " Serre Plouma ".

- Plus au Nord : Saint Montant ( classé village de caractère en 1998 ), bourg médiéval rénové, très fleuri, aux ruelles à arceaux et passages voûtés ; son château des XI et XIIe siècles en pleine restauration ; la chapelle de San Montana à visiter.

- A l'ouest pour monter sur Larnas, on traverse les gorges sauvages de la Sainte Baume. Là une belle église du XIIe siècle classée, pur joyau de l'art roman, et le val d'Imbours.

- Gras, aussi village médiéval, au pied de la Dent de Rez ( 720 m ). La chapelle Saint Blaize XIIe siècle ( du roman rhodanien ) à l'acoustique remarquable ; au hameau Saint Vincent se trouve un musée : le Fauniscope et la distillerie de lavande sur la D462.

- Sur l'ensemble de ces villages, on déguste d'excellent Côtes du Rhône AOC et des Côtes du Vivarais VDQS qui font la réputation de ce coin de l'Ardèche.

- A proximité, on peut admirer la cité épiscopale de Viviers, le défilé de Donzère, le site de la Garde Adhémar et son église romane, ainsi que les châteaux renaissance de Grignan ( attaché au souvenir de Madame de Sévigné ) et de Suze La Rousse ( Université des vins ), sans oublier la trappe de Notre Dame d'Aiguebelle. Au sud, à signaler la Chartreuse de la Valbonne.


Monuments Mégalithiques :
LES DOLMENS

Classement Monument Historique le 27 décembre 1889

Aux portes de Bourg Saint Andéol, une promenade fascinante dans le temps depuis l'aube de l'humanité : la découverte des dolmens dans le bois des Géantes.

Qu'es-ce qu'un dolmen ?

C'est une chambre sépulcrale formée par des pierres plates plantées verticalement et soutenant une grande dalle de couverture. Les constructeurs étaient dans doute motivés par le désir d'offrir une demeure éternelle à leurs défunts. Le caractère hiératique de cet art funéraire montre assez qu'il ne peut être le fait de peuples barbares sans cohésion sociale et dénués d'une certaine spiritualité.

Un sentier à travers le maquis sauvage du Laoul, mène à un ensemble de 7 dolmens très proches mais tous différents, datant de lère mégalithique ( 4500 ans av. JC ) et que les siècles ont parfois abîmés. L'un présente un aspect inhabituel, encastré dans une tour en lauze et flanqué de marches permettant d'accéder au sommet ( 3,60 m de haut ). Une légende raconte que pour la construire, la fée Veleda transportait les pierres dans son tablier pendant que ses comparses filaient la quenouille au pied du tertre sacré.


LES BORIES
Les Claparèdes, Les Capitelles

Borie : "Boria" signifiant une "étable à boeufs".

Claparède : "Clapas" signifiant un "tas de pierres".

Capitelle : "Capitellum" signifiant "chapiteau, couvercle".

Ces trois noms évoquent une architecture de cabane de pierres sèches où l'on pouvait entreposer des outils pour le travail de la vigne et dormir les nuits d'été afin de garder le troupeau parqué à proximité. Les bories sont des "cabanes gauloises" bien que l'origine soit incertaine.

On relève la présence de ces cabanes dans des textes d'archives du XIe siècle mais c'est surtout au XVIII et XIXe siècles que l'on trouve le plus grand nombre de réalisations du fait de l'expansion de l'agriculture. Suivant l'état de la construction, la date pourrait être ramenée entre 100 et 150 ans, ce qui correspond à l'époque où l'on a épierré les terres pour planter de la vigne. Les pierres sont trouvées sur place, mais il faut les séparer de la terre arable et les trier en fonction de leur utilisation.

Les bories sont considérées comme l'aboutissement de techniques de constructions traditionnelles du pays méditerranéen transmises de générations en générations, elles consistent en un assemblage à sec sur base carrée entre 4 et 10 m2 habitables. Cu de l'intérieur, la toiture forme une coupole. Dans la construction, la rangée supérieure déborde quelque peu sur celle du dessous et ainsi de suite jusqu'au faite de l'édifice, sans liant ni charpente. La seule partie en bois pouvant être éventuellement le linteau, au-dessus de la porte d'entrée.

Sur la commune de Bourg Saint Andéol, une trentaine de ces constructions existent ( Darbousset, la Quirié, le Bois Redon ) près des vignes et quelques unes dissimulées dans les bois, servant autrefois de bergerie.

On remarque que l'orientations de l'ouverture était, en majorité, tournée vers le levant, et quelques-unes vers le sud.


 

Office du tourisme
Place du Champ de Mars
07700 Bourg Saint Andéol
Tél. / Fax : 04 75 54 20

Voir aussi la page Tourisme des Inforoutes de l'Ardèche