Fin 94, le gouvernement publie un appel à projets pour des expérimentations sur le thème des autoroutes de l'information. Dès janvier 95, Jacques DONDOUX et Maurice QUINKAL, maires de Saint-Agrève et de Vion, déposent un dossier de candidature. Tout au long de l'année 95, le projet "Inforoutes en milieu rural*" évolue. Jacques DONDOUX, Maurice QUINKAL et Lionel RIMOUX, Sous-Préfet de Tournon-sur-Rhône, fixent la formule juridique en un Syndicat Mixte à Vocation Unique, il s'agit en effet de n'intégrer dans le Syndicat que des communes ou des groupements intercommunaux volontaires.
Le 16 octobre 95, le comité interministériel retient 170 dossiers sur 685, dont le projet " Inforoutes en milieu rural ", déposé par Maurice QUINKAL, alors président de l'"Association pour le contrat global de la vallée du Doux et du Rhône moyen". Les statuts du Syndicat Mixte à Vocation Unique des Inforoutes de l'Ardèche sont déposés et reçoivent l'aval de l'Etat le 5 novembre. Une équipe est alors recrutée pour le pilotage, le montage des dossiers, les études préalables et l'organisation des opérations.Cinq directions de travail sont retenues : l'éducation, la santé, les services publics, la diffusion des nouvelles technologies de communication auprès du grand public et l'économie.
Le label " projet d'intérêt public ", octroyé par le gouvernement et les démarches de Jacques DONDOUX, président du SIVU et ancien directeur général de l'administration des Télécommunications, permettent la signature, en décembre 1995, d'une convention de financement avec France Télécom.
Au début 96, la demande d'équipement de neuf sites-pilotes d'écoles rurales par Jean-Michel SIVIRINE, Inspecteur d'Académie, provoque l'adhésion de nouvelles communes et le périmètre d'action, initialement la Vallée du Doux, est élargi à la vallée de l'Eyrieux et à l'Ardèche Nord.
En mai 1996, le Conseil Général de l'Ardèche décide de financer l'équipement des centres de communication et de la plate-forme technique du Cheylard aux côtés de France Télécom. Fin 96, le Sivu compte 24 communes. Début 97, des communes du centre-Ardèche demandent à adhérer et l'action du SIVU s'étend vers le sud. En 1997, la Datar, avec un financement FNADT, et l'Union Européenne, avec un financement FEDER, se joignent aux deux premiers partenaires pour le financement du projet. Fin 97, le SIVU compte 58 communes.
Aujourd'hui le SIVU des Inforoutes de l'Ardèche rassemble 255 communes de l'Ardèche, de la Drôme et de la Loire.
* : " inforoutes " est le néologisme québécois pour désigner les "autoroutes de l'information".