2.2 DEVELOPPER UNE INFRASTRUCTURE PASSIVE DEPARTEMENTALE DE
TELECOMMUNICATIONS A HAUT-DEBIT.
La présence dinfrastructures de télécommunications à haut-débit sur le territoire ardéchois sera, dici quelques années, un facteur dattractivité et de compétitivité des entreprises, au même titre que les infrastructures routières.
Nous entrons dans une société de linformation qui accentue la tertiarisation et la mondialisation de léconomie, favorise le développement des transactions, laccès aux données et la diffusion du savoir.
Le secteur tertiaire se substitue progressivement au secteur secondaire comme moteur de léconomie. La croissance et les emplois des années à venir seront créés par les entreprises de la " nouvelle économie ".
Tout comme les infrastructures routières sont importantes aujourdhui au développement industriel et commercial, les infrastructures de télécommunications seront demain un facteur dattraction et de compétitivité des territoires.
Ces infrastructures seront tout aussi importantes pour ces nouvelles activités que pour les activités dites " traditionnelles " qui utiliseront tous les nouveaux services offerts par Internet pour accroître leur compétitivité.
Les NTIC ouvrent de nouvelles perspectives aux entreprises en matière :
- daccès à de nouveaux marchés grâce au commerce électronique : communication, prospection et vente de produits dans le monde entier.
- dorganisation du travail en interne : messagerie, visioconférence, transfert de fichiers, groupware - travail en réseau, gestion documentaire...
- daccès à des sources dinformation en temps réel : vie des concurrents, innovations technologiques, appel doffres publics, législation, revues de presse, bases de données...
Loffre de service restera cependant liée à la disponibilité daccès à haut-débit et à la présence dopérateurs de télécommunications et de services Internet sur le territoire.
Du fait de la libéralisation des télécommunications depuis le 1er janvier 1998 (loi de 1996), les opérateurs nont aucune obligation de fournir les services à haut-débit à lensemble des français et se concentrent donc sur des zones rentables. Dès aujourdhui, les principales agglomérations françaises voient les opérateurs internationaux de télécommunications déployer leurs réseaux et amener de nouveaux services (télécommunications, Internet) avec des tarifs en baisse.
La " nouvelle économie " peut être une opportunité pour nos territoires à la condition quun " fossé numérique " ne se creuse entre les grandes agglomérations et les territoires ruraux.
Depuis quelques mois, lEtat a autorisé la diffusion de nouveaux services à haut-débit : boucle locale radio, ADSL, UMTS
Cependant, létude a démontré que les nouveaux opérateurs nenvisageaient pas de déployer spontanément ces services en Ardèche.
Ainsi, dans le souci de créer les conditions dune concurrence génératrice de nouveaux services, le Département envisage le déploiement dune infrastructure passive départementale de télécommunications à haut-débit sous la forme dun plan de pose de fourreaux.
Le Conseil Général sengage donc sur un programme densemble ambitieux et prioritaire de desserte des 4 pôles économiques situés en retrait de la vallée du Rhône : ANNONAY, PRIVAS, AUBENAS, LE CHEYLARD depuis les artères à haut-débit du couloir rhodanien, pour la période 2001-2003.
Des contacts sont déjà en cours avec des opérateurs de réseaux haut-débit longue distance.
Afin de préparer la mise en place de ce réseau, le Conseil Général vient de voter un budget de 2 400 000 F pour engager les études et les premiers investissements.