2.1 FAVORISER L’EXTENSION CONCERTEE DE LA COUVERTURE EN TELEPHONIE MOBILE

Depuis la loi du 23 juillet 1996 qui institue la libéralisation des activités de télécommunications, la concurrence s’exerce pleinement sur ce secteur.

La téléphonie mobile a été l’un des premiers services où la concurrence a pu jouer. Nous pouvons ainsi observer que les 3 opérateurs se concentrent sur des zones à forte densité. Aucun n’a vocation, ni l’intention, de contribuer à l’aménagement du territoire. Le service de téléphonie mobile n’est pas inclus dans le champ du service universel.

Au vu de sa géographie difficile et de sa faible densité de population sur certains secteurs, l’Ardèche n’est pas un territoire prioritaire pour ces opérateurs qui réservent actuellement leurs investissements à l’amélioration du réseau, à quelques extensions, et surtout aux nouvelles générations de téléphone mobile.

Ainsi, certaines zones à faible densité risqueraient de ne jamais être couvertes par la téléphonie mobile

Le service de téléphonie mobile présente des enjeux importants en matière de développement économique et de sécurité, plus particulièrement encore dans la perspectives de l’évolution du réseau GSM en technologie GPRS puis UMTS (haut-débit sur mobile) dès 2002.

Dans un souci évident de rééquilibrage territorial, le Conseil Général a décidé d’intervenir pour développer la couverture de téléphonie mobile en Ardèche.

Cette intervention portera notamment sur l’organisation d’une concertation entre les opérateurs afin d’étudier les conditions d’un développement sur tous les chefs-lieux de canton ainsi que sur les principaux bassins économiques non encore couverts.

Les collectivités locales, leurs groupements et les organismes consulaires seront étroitement associés à cette concertation qui pourra conduire le cas échéant à une participation financière du Département à l’installation d’infrastructures passives (pylônes).

Le budget total de l’opération ne sera définitif qu’une fois la concertation achevée. Toutefois, le Conseil Général vient de voter un budget initial de 3 500 000 F à répartir entre les frais d’ingénierie mutualisée et le subventionnement des maîtres d’ouvrage.

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